Bubsy 4D est un titre de plateforme à l’esthétique colorée et survitaminée qui débarque sur Nintendo Switch 2 pour offrir une expérience nouvelle pour un titre mis au placard depuis un moment. Le jeu est le fruit d’une collaboration entre le studio indépendant Fabraz et l’emblématique éditeur Atari. Disponible sur l’eShop au prix de 19,99 €, ce volet marque une tentative audacieuse de redonner ses lettres de noblesse à l’une des mascottes les plus secondaires et oubliées de l’histoire du jeu vidéo.
Fondé en 2013 et basé à New York, aux États-Unis, le studio Fabraz s’est forgé une solide réputation internationale grâce à son expertise dans les plateformers à haute vélocité (notamment avec des titres comme Slime-san ou le très remarqué Demon Turf). Fort de plus de dix ans de savoir-faire technique et d’une créativité débordante, Fabraz insuffle son savoir-faire technique pour dépoussiérer Bubsy. Mais au-delà de la forme, une interrogation demeure : pourquoi s’acharner sur cette licence ? Le défi est de taille : faire revivre une mascotte qui s’est brûlé les ailes avant même d’avoir pu décoller. Un pari risqué, mais totalement assumé.
De son côté, Atari, pionnier historique de l’industrie fondé en 1972 et aujourd’hui basé à New York, poursuit sa stratégie de revitalisation de ses propriétés intellectuelles classiques. En s’associant à un studio aussi dynamique que Fabraz, l’éditeur témoigne d’une volonté de proposer des titres qui respectent l’héritage du passé tout en répondant aux standards d’exigence des joueurs actuels.
Dans la plupart des jeux de plateforme, l’histoire n’est qu’un simple prétexte pour lancer l’aventure ; ici, c’est un peu la même chose, avec quelques nuances. Tout commence quand Terry et Terri retrouvent un vieux caméscope appartenant à Bubsy. Après s’être fait traiter de « vieux », notre héros troque son traditionnel t-shirt blanc au point d’exclamation pour une chemise et une cravate. Soudain, les Woolies — ennemis jurés de l’univers de Bubsy — débarquent pour voler des moutons avec leur OVNI pour des raisons obscures. Plus tard, ces mêmes moutons reviennent sous le nom de « Béébots » : des robots-moutons ayant réduit les Woolies en esclavage. Ils s’emparent des toisons d’or de Bubsy qui, bien malgré lui, se fait traîner dans l’aventure par Oblivia.
Bref, vous faites face à un scénario loufoque dont l’exécution laisse parfois à désirer. Au fil de vos péripéties, vous croiserez régulièrement le scientifique Virgil...
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